Soigner ses cheveux au Naturel

MA STORY CAPILLAIRE

Quand j’étais petite, j’avais de longs cheveux beaux et sains, jusqu’aux fesses.

Et puis, en grandissant, envie de nouveauté, je les ai coupés. Arrivée en pré-adolescence, victime du marketing, j’ai commencé à choisir mes propres shampoings et après-shampoings. Je me vois encore dans les rayons, glissant mes yeux émerveillés, d’une marque à l’autre. De belles couleurs et des emballages plein de promesses.

Autour de mes 16 ans, j’ai eu envie de laisser pousser mes cheveux, comme quand j’étais petite, mais je n’y suis jamais vraiment parvenue. Il est vrai qu’à cette époque, je leur en faisais voir de toutes les couleurs, colorations, henné, permanente pour avoir des boucles, lissage, tresses afro…

Du coup, ils étaient constamment abîmés, et le coup de ciseaux pour supprimer la paille au niveau de mes pointes, devenait, régulièrement, nécessaire. Quand je dis « pointes », ici, je parle, en fait, de 15 bons centimètres, à chaque fois.

Entre 20 et 30 ans, quasiment le même schéma, hormis, le temps de quelques lissages à la kératine, que ma coiffeuse avait ensuite supprimés de la carte, si j’ose dire ainsi.

A 29 ans, mes cheveux étaient à nouveau tellement foutus, que j’ai abandonné l’idée de les avoir longs à nouveau, et j’ai tout coupé au carré! Néanmoins, cette coupe, super classe, que je pensais plus facile à coiffer, que les cheveux longs et que j’adoooore voir sur les autres femmes, m’a finalement très vite ennuyée.

Ce n’était pas vraiment moi

Je me suis alors redirigée vers l’idée de laisser pousser, en me disant: « là, tu as une base saine, sans coloration, sans rien donc ça va le faire.

Mais, quelques mois plus tard, mes cheveux étaient, à nouveau, fourchus au possible!! Alors que je ne les lissais plus, les colorais plus, bref: incompréhension totale.

C’est alors, que j’ai commencé à voir des émissions sur les shampoings et surtout, sur tous les produits nocifs, irritants, décapants, qu’ils contiennent. Cela a été un choc pour moi, de me rendre compte, que je faisais confiance à des marques, soit-disant « spécialistes » des cheveux et que finalement, je me versais, à la fois du poison et du décapant sur la tête. Pour, en plus, avoir comme résultat, des cheveux desséchés et cassants.

Cette prise de conscience m’a, néanmoins, rendue un grand service, car mon sens critique est devenu de plus en plus aiguisé, en regard de ce qui est autorisé sur le marché. Et surtout, dans quelle mesure, les normes prennent en compte la santé du client. C’était le début d’une vision beaucoup plus réaliste, sur l’ensemble des conditions de la société, des incohérences, des « passe-droit ». Et bien sûr aussi, sur l’aplomb à mentir de certains influenceurs, pour vendre n’importe quoi, tant qu’ils touchent du pognon. Aucune éthique et aucune considération pour la santé de l’autre.

Je t’invite d’ailleurs, à télécharger des applications telles que INCI Beauty, qui permettent d’avoir un aperçu rapide et clair, sur la composition des produits de soins corporels.

Finalement, à ce moment-là, je me suis dite:

« mais, en fait, mes cheveux ont commencé à être abîmés quand j’ai commencé à choisir mes propres shampoings ». Sachant que jusqu’à l’adolescence ma maman achetait des produits naturels, sans parfum…. Bref clairement moins glamour!! À première vue, mais certainement plus doux.

Ma décision était prise, j’allais revenir aux produits naturels, d’autant plus que, dans le même temps, je souhaitais réduire les emballages plastiques.

DE LA THEORIE A LA PRATIQUE

Li…bali…balouuu…

Et oui, je suis certaine que parmi vous, plusieurs en sont arrivées à la même décision, sans savoir qu’elles venaient d’entrer dans un labyrinthe, dont il est difficile de trouver la sortie! ahaha!!

J’ai tout d’abord commandé un shampoing solide, qui me laissait les cheveux plus gras qu’avant le lavage!! Puis, un deuxième, puis…. non pas d’autres!! À 30 balles le shampoing solide inutilisable, j’étais déjà à deux doigts d’abandonner. Se laver les cheveux au naturel, oui! Mais pas si j’ai l’air de ne pas m’être lavée depuis 2 semaines!!

J’ai alors reçu quelques conseils d’une amie, qui se reconnaîtra, si elle me lit! Elle m’avait dit de clarifier mes cheveux, en les lavant 1 ou 2 fois avec un savon type « savon de Marseille », dans le but d’enlever les résidus des shampoings et après-shampoings industriels. Ce que j’ai fait! Et, puis, je me suis tournée vers les « ingrédients naturels », sachant que:

je ne voulais absolument pas, jouer au chimiste avec des balances, des dosages et des produits compliqués!!

Je voulais que ce soit simple et efficace!

SHAMPOINGS

J’ai regardé plein de vidéos Youtube, j’ai découvert le SHIKAKAI, plante ayurvédique, naturellement riche en saponines végétales.

Puis aussi, le RHASSOUL (ou Ghassoul), une terre lavante d’origine marocaine, qui se présente sous forme de poudre, à mélanger avec de l’eau, afin d’obtenir une pâte. C’est cette option, qui m’a convaincue et qui m’a permise d’avoir des cheveux propres et pas alourdis. Il a l’avantage de ne pas être une plante, ce qui limite quand même pas mal les risques d’allergies.

Il existe aussi le SIDR et d’autres plantes. Bien évidemment, nous n’avons pas toutes les mêmes cheveux et la même production de sébum. Il est donc nécessaire que tu fasses des tests sur toi. Pour info, mes cheveux sont très fins. Mais le Rhassoul m’a permise de laver mes cheveux 2x moins souvent.

Pour remplacer l’après-shampoings, qui est bien souvent un cache misère, j’ai également suivi les conseils de mon amie, qui m’avait alors conseillée, le vinaigre de cidre et l’eau froide, afin de refermer les écailles du cheveu.

ALORS ouuuiiiiii, je te vois venir:

le vinaigre de cidre, ça sent bizarre!! Oui, c’est vrai, il faut le diluer avec de l’eau et, perso, je le rince légèrement à l’eau froide, et l’odeur n’accroche pas tant les cheveux, une fois secs. Mais tout est dans le rapport bénéfices-inconvénients. Quand j’ai vu l’effet, sur mes pointes, l’odeur n’était plus qu’un détail!

En terme d’entretien au quotidien, je privilégie de me faire des tresses la nuit, afin d’onduler mes cheveux. Et j’utilise le fer à lisser, 2 à 3 x par année!

J’évite le sèche-cheveux autant que possible. Chaque jour, j’applique une pointe d’huile de COCO pour nourrir et du gel d’ALOE VERA, pour hydrater. Il faut penser à bien boire, car l’hydratation provient, en premier lieu, de l’intérieur de l’organisme vers le cheveux.

tresse plaquée pour dormir
Résultat en défaisant la tresse

Pour soigner et parfumer légèrement mes cheveux, j’utilise le sérum hydratant « Flax your Life » de GOODMOODSPARKLE.

Quand je n’ai pas le temps, pour le Rhassoul, j’utilise soit:

– Le shampoing solide « Shampommy » de chez Goodmoodsparkle.

– Le shampoing solide de chez FABULEUSES, celui-ci à l’arôme cerise

– Ou encore le shampoing à l’avoine de WELEDA

Ces 3 shampoings, je les ai découvert, après environ un an de Rhassoul. Les 2 premiers ont l’avantage de provenir de petits fabricants de Suisse-romande et ça: ON ADOOOORE!!

Bien évidemment, je n’ai pas testé tout ce qui existe!! N’hésite pas à commenter, si tu as d’autres astuces et produits naturels, qui pourraient aider les personnes, qui liront cet article!!

LE MASQUE DE CHEVEUX

Quand j’achetais des masques de cheveux industriels, je me disais souvent: « Pourquoi je dois le laisser qu’une minute, si c’est bon pour mes cheveux ? »

Et puis, je n’en ai plus acheté car je trouvais que ça n’apportait rien de plus que l’après-shampoing. Je faisais parfois des bains d’huile d’olive, mais mes cheveux très fins et la dose que je mettais, nécessitait deux lavages au shampoing industriel, pour ne pas ressembler aux types qui sortent après une semaine du camping à Paléo, sans s’être douché! #humour

J’ai donc, suite à quelques recherches, commencé à faire mes propres masques « maison », mais EASY je précise!!

Du coup voilà la recette super simple que je fais (doses pour cheveux longs) :

– un yoghurt nature

– une cuillère à café de miel

– une c.c d’huile à choix (Coco, Nigelle, … faites tes un test d’allergie)

– une cuillère à soupe d’une poudre à choix, telles que la poudre d’ortie, de guimauve ou d’orange…

Je laisse poser entre 1 et 3 heures, et je rince puis lave avec un des shampoings, que j’ai mentionné plus haut et mes cheveux sont au top après ça. Ils ont du ressort, j’ai vu réapparaître leur capacité à onduler naturellement. Ils sont beaucoup plus brillant et les fourches sont visiblement réduites.

EN CONCLUSION

Il faut de la patience, s’habituer à prendre le temps. Accepter d’avoir les cheveux qui ont l’air moins propres au début, car tout le sytème doit s’adapter, notamment en terme de production de sébum au niveau du cuir chevelu.

S’ouvrir à de nouvelles odeurs, qui sont plus proches de la nature, moins glamour mais certainement plus saines.

Accepter de lâcher-prise sur le fait, d’avoir les cheveux méga bien coiffés, lissés tous les jours.

Mais le changement en vaut VRAIMENT la peine, d’autant plus que l’aspect économique est également un très bon point.

Ce qui m’a poussé à faire cet article, c’est que durant le confinement, je n’avais plus certains de ces produits en stock. Prise par une certaine nonchalance, et beaucoup de choses à faire, j’ai commencé à utiliser, à nouveau, les restes de mes shampoings industriels. Je me suis dit « allez, faut pas gâcher ». En un mois, retour à la case départ, cheveux cassants, pailles, bref!!! Cela m’a définitivement convaincue d’en revenir à ma routine naturelle!!

Disclaimer: il va de soit également que nous n’avons pas toutes la même nature de cheveux, et quece qui convient à une personne, ne conviendra pas forcément à une autre.

J’espère que cet article te sera utile!! Merci de l’avoir lu et n’hésite pas à commenter!!

With LOVE

Fanny