Maeva – Sortir de l’ombre de ton endométriose

Aujourd’hui, c’est avec émotion et surtout beaucoup de plaisir que j’inaugure cette nouvelle catégorie: Inspiration by, en collaboration avec ma toute première invitée, Maeva Schuhmacher. Cela fait plus d’une année que je réfléchissais à ce projet: celui de vous donner la parole! Je crois que personne ne parle mieux d’une problématique, que les personnes qui l’ont traversée. Non-seulement, traversée, mais aussi transcendée, pour retrouver la paix, au coeur de la résilience. Avec tous mes remerciements à Maeva, je vous laisse découvrir son article!!

Fanny

L’endométriose, c’est quoi?

L’endométriose est une maladie chronique qui affecte 10% de la population féminine. Bien qu’elle touche un grand nombre de femmes, elle est, néanmoins, encore trop méconnue et souvent non-diagnostiquée. Il s’agit de cellules semblables à celles de la muqueuse utérine (endomètre), qui parviennent à s’installer en dehors de l’utérus (vagin, péritoine, poumons, intestins, etc). Il se forme alors, des lésions, des foyers d’endométriose plus ou moins profonds, des kystes ovariens ou des adhérences.

Ce processus entraîne fréquemment divers types de douleurs, une réaction inflammatoire, ainsi qu’une probable infertilité.

Maeva Schuhmacher est une jeune femme de 25 ans, employée de commerce et, désormais, coach holistique de vie, de carrière et exécutif, certifiée.

C’est seulement dix ans après les premiers symptômes, que le mot va tomber sur les douleurs que je ressens et c’est ce jour-là, que mon plus grand déclic arrivera. Ce déclic qui va changer ma vie et faire qu’aujourd’hui, je suis ici derrière mon PC en tant que coach à te parler de mon vécu et de ce que tu peux accomplir toi-aussi.

Pour commencer, je vous partage mon parcours de jeune fille qui grandit dans l’ombre d’une maladie qu’on décrira longtemps comme « Toutes les femmes souffrent, c’est normal». 

A force de l’entendre, le message est bien rentré alors je vais passer les dix années suivantes à régler mes menstruations grâce à la pilule pour qu’elles arrivent le week-end et le passer sur mon canapé à pleurer de mal, à vomir, à ne pas pouvoir me lever, à deux doigt de m’évanouir.

Plutôt normal jusque-là non ?

C’est dix ans plus tard que les maux commencent à sortir en dehors des périodes de menstruations. Les douleurs sont présentes, à tous moment de la journée sans raison et ne semble plus être réglées par mon cycle.

Inquiète, je décide de me rendre chez un nouveau gynécologue ( l’ancien est parti en retraite quel dommage ! ). C’est là, que cette phrase va tomber: « vous êtes surement atteinte d’endométriose ». Le moment se fige dans mon esprit, les émotions me traversent.

Colère, cette maladie a eu tout le luxe de se répandre en moi, durant ces années et c’était « normal ».

Soulagement, je ne suis pas folle.

Peur, il n’y a pas de traitement et, qui voudrais bien vivre avec une malade chronique ?

Joie, je sais que tu es là et que je vais pouvoir influencer le cours des choses.

A la suite de ce rendez-vous, le médecin va stopper ma prise d’hormones pour voir la réaction de mon corps. Débute, alors, une profonde et perpétuelle descente aux enfers, la pire période de ma vie, les douleurs diverses et variées telles que maux de dos, de ventre, de jambes, de tête, des hanches et vomissements s’accentuent.

Les crises d’endométriose sont souvent comparées à un coup de poignard, mes recherches vont me permettre de trouver qu’elles correspondent à la force d’une crise cardiaque…

MAEVA SCHUHMACHER

Je vais atteindre une moyenne de 20 jours par mois, avec ces symptômes. A plusieurs reprises et désemparée, je contacterai mon gynécologue, qui ne jugera pas utile ni de m’arrêter de travailler, ni de me prescrire autre chose que des antidouleurs et anti-inflammatoires, qui ne changent absolument rien à mes crises.

Durant cette période, je suis arrivée à un stade où, à plusieurs reprises, je voulais sortir de mon corps, cette enveloppe douloureuse et vide de sens ne me convenait plus… l’incompréhension des gens, les jugements, les remarques et ma propre culpabilité n’arrangeaient en rien ma situation. Un sentiment de solitude énorme me collait à la peau.

Aujourd’hui,

si je partage ma voix, dans cet article, c’est parce que je peux dire que sans cette maladie, je ne serais pas devenue qui je suis. Je n’aurais jamais vu à quel point ma vie ne me plaisait pas professionnellement et personnellement.

A quel point j’avais négligé mon corps, ma santé, mon esprit, je m’étais enfermée dans une routine qui ne m’apportait ni bonheur, ni plénitude, ni authenticité.

Et grâce à ce déclic, j’ai pu tout changer. Si je devais choisir de reprendre ma vie d’avant, sans « l’endo » ou de pouvoir poursuivre celle que j’ai créée aujourd’hui, avec la maladie: sans aucune hésitation, je garde ma vie d’aujourd’hui.

Qu’est-ce qui m’a fait arriver à cette conclusion?

Devenir coach, apprendre le développement personnel, découvrir le pouvoir que j’avais au fond de moi et ma mission de vie.

Aujourd’hui, j’ai à cœur de t’aider toi, dans ce chemin. C’est pourquoi, je te partage ici les étapes qui me paraissent primordiales pour y arriver :

1. Accepter la maladie

La première étape de toutes, est d’accepter que ton corps soit malade, oui ton corps est bien malade, oui tes douleurs sont bien réelles, oui l’endométriose est bien là. Ce n’est pas grave et ce n’est pas non plus l’univers tout entier, qui s’acharne sur toi.

 

 2. Prise de conscience

Une fois que cette acceptation sera faite, tu pourras commencer à creuser en toi, en ton histoire personnel pour mettre de la conscience sur cette maladie.

Qu’a-t-elle à t’apprendre ? Quelle peur révèle-t-elle ?

Cet exercice doit être fait toujours dans la bienveillance de soi et la simple curiosité. Prends du temps, pour réfléchir à tout cela, et fais-le dans le calme.

 

 3. Pardonner

Le corps nous inflige beaucoup de souffrance dans cette maladie. Le pardon est une étape cruciale sur ce chemin. Pardonner à votre corps et, également, à vous-même de vous être fait tout ce mal. Cette souffrance était nécessaire pour prendre conscience de certaines choses.

Durant cette étape vous allez apprendre à vous aimer et à aimer votre corps tel que vous êtes. Belles et imparfaites.

 

 4. Libérer

Il est ensuite temps de lâcher ces émotions et énergies que vous portez comme un sac à dos sur vos épaules, que vous trainer derrière vous. Il s’agit de le déposer, pour continuer votre chemin en étant plus légère.

Il existe plusieurs outils pour t’aider, par exemple le coaching, les thérapies, la méditation, etc.

 

 5. Changer d’état d’esprit 

Il est maintenant temps de se tourner vers l’avenir et de modifier ton état d’esprit pour ne pas recréer de mauvais schéma.

Change la manière dont tu regardes le monde, écoute ton corps et ton intuition pour vivre plus sereinement.

MAEVA SCHUHMACHER

Je suis consciente que ce chemin n’est pas facile, c’est pourquoi, je te conseille de te faire aider par une personne de confiance, dans ce domaine. Pour ma part, je suis coach et j’accompagne les femmes, à travers, leur libération et leur changement.

Si tu veux en savoir plus, je suis à ton entière disposition, via mon compte Instagram que j’ai développé spécialement pour les femmes, qui comme moi souffrent de cette maladie et qui veulent, définitivement, lâcher cette pression. Sache qu’il y a également un groupe d’entraide sur facebook:  » Endométriose, oui, mais pas que… »

Il est temps de découvrir le cadeau qu’endométriose te fait !

Je t’envoie des tas de bonnes ondes et à très vite !

Tendrement

Maeva