L’arnaque aux sentiments

Voilà un article que je n’avais absolument pas prévu d’écrire!! Il m’est arrivée une histoire rocambolesque, sur fond de réseau d’escroquerie international. Si, aujourd’hui, je dépasse le mur de la honte pour te le raconter, c’est que mon but est de prévenir et donc protéger un maximum de femmes ou même d’hommes, puisque les histoires de ce type ont toujours des points communs.

Chapitre 1

Nous sommes début juillet 2021, je suis célibataire et je tourne un peu en rond. Ma situation de vie, n’est pas favorable aux rencontres dans la « vraie » vie: problèmes de santé et vivant dans un village, où il ne se passe pas grand chose.

Un soir, je décide de m’inscrire sur un site de rencontre, vu à la télévision. Après trente minutes de test de personnalité, je me rends compte que l’inscription « gratuite », ne donne en fait accès à rien. Il faut prendre un abonnement pour voir les photos des profils et aussi, pour échanger des messages. Non seulement, je n’ai pas les moyens de m’offrir un tel abonnement, mais en plus, l’idée que des gens se fassent de l’argent sur ce concept me déplaît.

Je supprime ce compte et dans la foulée, je me redirige sur Tinder, application, qui avec le temps commence à perdre cette notion de rencontre d’une nuit, qui faisait beaucoup parler d’elle, au début.

Plusieurs discussions s’engagent, et bien que dans les paramètres, j’avais sélectionné un rayon très proche de chez moi, de 30 kilomètres, l’un d’eux vient de Bâle.

Il se prénomme Oliver, il est anglophone, puisqu’il dit être originaire de Bristol, en Angleterre. Son anglais est effectivement impeccable. J’échange alors mon numéro de téléphone avec lui, car j’aime beaucoup l’idée de pouvoir pratiquer et donc améliorer les langues que je connais. Je n’envisage pas concrètement de relation amoureuse avec cette personne. Son numéro a bien un indicatif correspondant à l’Angleterre.

Oliver prend contact avec moi via l’application Whatsapp. Il se montre très sympathique, et comme deux personnes, qui font connaissance, nous échangeons sur tout et rien. Je n’écris jamais en premier, il me demande comment je vais, si j’ai passé une bonne journée. Je lui retourne amicalement les questions.

Il me dit qu’il a beaucoup de travail. Je lui demande ce qu’il fait comme métier:

Il est capitaine de navire, c’est un marin. Il a hérité de l’entreprise de son père défunt, et il fait du transport de marchandises. Une petite voix dans ma tête me dit : » Un marin qui vient habiter en Suisse c’est pas banal ». Je rigole et je le pique un peu avec ça. Il me répond qu’il est là, depuis un an, il était venu vivre ici avec son ex, mais ça n’a pas fonctionné. Je me dis : « bon bizarre, mais après tout, les gens sont capables de choses improbables par amour ».

Photo de Ronier Oliveira

Mais, ce que tu ne sais pas sur moi, et c’est la raison pour laquelle j’écris cet article, c’est que je suis une enquêtrice dans l’âme. J’ai en horreur le mensonge dans les relations affectives. Et surtout d’être prise pour une bille. Je suis parfaitement sensibilisée, au fait que de prime abord, on ne sait pas, qui se cache derrière un profil, sur les réseaux sociaux. Je suis très méfiante, trop méfiante, et c’est d’ailleurs ce qui va me jouer un tour…

Du coup, tu l’imagines bien, je tape son nom: Oliver Thomas sur Google, pour vérifier s’il n’y a rien de bizarre à son sujet et je ne trouve rien, mais vraiment rien.

Rapidement, après quelques jours, il me dit qu’ils sont entrain de charger le bateau et qu’il va embarquer pour 3 semaines, jusqu’en Grèce et puis, retour sur le port d’Anvers, mais qu’il voudrait faire un appel vidéo avant son départ, car ensuite le réseau risque de ne pas le lui permettre. Je manque l’appel, de peu. Je reçois, alors, une vidéo de lui, au commande du navire, il se filme lui-même, puis me montre le paysage en disant « hey Fanny nous sommes sur le départ ». Cette tentative d’appel, ainsi que la vidéo, rende la situation juste crédible.

Commence alors un rythme un peu particulier, où son téléphone est hors réseau plusieurs heures, dans la journée. Souvent, il m’écrit après son temps de travail, il me décrit qu’il est sur le pont, et se confie sur sa vie. Son père est décédé et il lui manque beaucoup, parce qu’avant ils travaillaient ensemble sur le bateau. Sa mère a Alzheimer, elle réside toujours en Angleterre, où il a dû se résoudre à la placer dans un foyer médicalisé. Il est enfant unique et il me décrit une enfance ennuyeuse, sans fratrie. Evidemment, moi, ma sensibilité et mon syndrome du sauveur, nous plongeons dans l’histoire et versons une petite larme.

Il m’écrit tous les matins, et pas seulement un petit  » Salut Fanny « , à chaque fois ce sont des phrases pleines d’énergies positives, pleine de motivation, de soutien, de solidarité, bref si tu me suis sur insta: tout ce que je déteste lol 😉

A ce moment-là, je perçois un être très spirituel et résilient, et je me dis : « il me plaît bien lui en fait ! »

Il est sympathique, consistant dans les messages qu’ils m’envoient. Mais, à plusieurs reprises, mon intuition tente de me prévenir. Par exemple, il me demande souvent, non pas si j’ai bien mangé, mais « have you had something to eat tonight? », c’est-à-dire: « as-tu eu quelque chose à manger ce soir? ». Je me fais la réflexion : on dirait une phrase du tiers monde, ou en tous cas d’un pays, où l’on est pas toujours certain d’avoir quelque chose à manger.

Ce qu’il faut savoir, c’est que ma relation précédente s’est terminée parce que semble-t’il, je ne faisais pas assez, facilement, confiance.

Du coup, même si je n’envisage toujours pas de relation avec Oliver, à ce moment-là, je me convaincs que c’est probablement une expression, qui m’était inconnue jusque-là, en anglais, puisque je ne suis pas non plus bilingue, loin de là.

Les jours passent, les échanges sont agréables. Il n’est pas du genre super lourd, à me demander des photos de moi, comme beaucoup d’hommes, aujourd’hui. Je lui ai raconté ma situation de vie avec la maladie, et il se montre soutenant et près à construire une relation.

Un jour, alors qu’il me demande ce que je pense de lui, je lui réponds que c’est une personne intéressante. Il me demande si j’envisage une relation avec lui, et je botte en touche, en lui répondant que ce sont des données secrètes, que je ne peux pas les lui révéler, s’il ne veut pas de problèmes. Je blague, j’aime bien blaguer. Il me demande quels genres de problèmes, je lui réponds : « question de vie ou de mort ». Il rit, il apprécie mon humour. T’aurais dû voir ma tronche, à la fin de l’histoire, quand j’ai repensé, à ce moment précis!!

Il me surnomme « hun », c’est-à-dire, « honey », ce qui est l’équivalent de « chérie ». Je ne calcule pas trop, parce que je ne suis pas impliquée sentimentalement. Et, heureusement, je vais te dire!

Un jour, suite à un message un peu enflammé, où il me dit qu’il m’aime, je lui réponds, qu’il ne peut pas aimer une personne, qu’il n’a jamais vu en vrai, que c’est trop rapide et que je vais prendre de la distance. Je ne suis pas dupe, c’est pas aux vieilles casseroles qu’on apprend à faire la grimace, hein !! Lol.

Je pense qu’à ce moment-là, il a senti que : c’était maintenant, où jamais!!

Le lendemain soir, il m’écrit, toujours affectueusement. Il termine en me disant, qu’une forte tempête approche et que « toutes les mains doivent être sur le pont ». Il me dit de ne pas m’inquiéter pour lui et qu’il me donnera des nouvelles, dès que possible.

Je te rappelle que nous sommes en été 2021, et que depuis quelques temps, toutes sortes de tempêtes et d’orages se produisent fréquemment.

Et moi, je ne m’inquiète pas, mais alors pas du tout!! Je m’inquiète bien plus, parce que le lendemain, je dois me rendre chez mon frère et qu’il va falloir que je gère mon trouble anxieux…

Chapitre 2

Le lendemain,

Alors que je m’apprête à partir chez mon frère, je reçois un message d’Oliver. Il va bien, mais la tempête a été encore plus forte que prévue, et plusieurs éléments du navire ont été endommagés. Plusieurs éléments, qui empêchent, à présent, le navire de naviguer, mais également les éléments, qui leur permettent de communiquer avec l’extérieur. Je ne me souviens plus exactement de la dénomination qu’il avait employé. Par miracle, il a pu me contacter par WhatsApp! Evidemment, je me dis : « bizarre, il a plus internet, mais il peut utiliser WhatsApp ?! Bon peut-être qu’il capte un réseau à proximité des côtes ».

En vérité, et avec le recul, ce n’était pas crédible du tout, surtout que rapelle-toi bien une chose, il n’a plus de famille, plus tellement de contact avec ces amis en Angleterre, je suis donc la seule à pouvoir « les sauver ». Pourquoi ça ne c’est pas arrêter là?

Eh bien, je dois avouer une chose, l’histoire était super bien rodée!! A ce moment-là, il me demande juste si je peux envoyer un mail, à une compagnie de réparation de bateau, afin de leur donner son numéro, pour qu’il puisse communiquer directement avec eux, sur WhatsApp. De mon côté, je suis alors, en route pour me rendre chez mon frère, je ne conduis pas, évidemment. Mon niveau d’anxiété est haut (seuls ceux, qui ont déjà vécu un trouble panique comprendront, mais ce n’est pas grave). A cause de mon handicap visuel, habituellement, je n’utilise que très peu mon smartphone, ce que je fais sur les réseaux, les mails, je le fais toujours, depuis des écrans bien plus grands.

Bref, j’accepte de transmettre le mail, après tout, ça ne m’engage à rien.

Il me donne le nom de la compagnie de réparation. Je vérifie, en deux secondes sur Google, elle existe bien! Il me donne l’adresse mail, et le texte, je ne lis rien à cause de mon problème aux yeux, je fais du copié-collé.

Seulement, la compagnie répond que ce n’est pas dans leur politique de communiquer via WhatsApp. Ils m’écrivent que le Capitaine Oliver Thomas a beaucoup de chance d’avoir pu me contacter et, ils me demandent de bien vouloir continuer de transmettre la conversation de l’un à l’autre. Naturellement, j’accepte, même si, à ce moment-là, j’écris à Oliver: « mais ils sont complètement débiles ou quoi, pourquoi ils peuvent pas utiliser WhatsApp dans un cas d’urgence? ». Lol

En vrai, mon intuition et ma méfiance, sont toujours là, tapis dans l’ombre. Ma petite voix me dit: « mais, les gardes côtes, ils communiquent bien par radio, ou je ne sais quel moyen ». Le piège c’est qu’à ce moment-là, je pense, réellement, envoyer les mails à l’entreprise, qui existe bien et basée en Italie: Cerdiesel s.r.l

Finalement, ils s’entendent sur les pièces à livrer pour réparer le bateau. L’entreprise demande une avance de 3000 euros. Je me dis : « ah ben voilà, il va me demander du fric!!!. Et, ben non, pas du tout! Il répond qu’il n’a pas la possibilité de faire le virement (ben oui, il a pas internet les gars!!), mais qu’il a l’argent en espèces à bord. Et, là, l’entreprise répond que ce n’est pas dans leur politique d’accepter l’argent en espèces!! Je me dis :

« Ah ben on y vient: il va me demander de payer pour lui !! »

Eh bien non, pas du tout! Il me dit: « Fanny est-ce que je peux te faire confiance? » – Moi: « évidemment, plus droite que moi y’a pas! ». Lui: « est-ce que je peux te donner mes codes de connexion et tu fais le virement, à ma place, depuis mon compte? ». Je lui réponds que je suis sur le point d’arriver chez mon frère, et que je peux le faire, depuis chez lui. Mais… il préfère attendre que je rentre, chez moi.

J’arrive chez moi, je me connecte, il me donne, au fur à mesure, les codes de sécurité. Le nom de son animal de compagnie, en guise de dernier code: Sparrow. Un indice de plus. Qui d’autre qu’un pirate pour choisir un tel nom!! Je fais le virement. Il me remercie, mais son ton de voix change un peu, plus sec. Puis, plus de nouvelles.

Je me dis: « c’est quoi cette histoire, j’ai l’impression d’être dans un film ». Je me pose devant la télévision et je me dis: « tiens, je vais entrer les coordonnées GPS de l’endroit, où il est échoué ». Je les entre et ça donne rien. Genre, l’endroit n’existe pas. Mais, il est tard et je décide d’aller me coucher.

Tôt, le lendemain matin, toujours pas de nouvelles. Cela me turlupine, toutes les petites incohérences me reviennent en tête. Je cherche sa compagnie de « shipping », sur internet, puisqu’il avait mentionné le nom dans les infos que je devais transmettre par mail, le jour précédent. Et, je trouve, effectivement, un site au nom d’Oliver Thomas, avec plein de marchandises à vendre. Je me dis:  » bon c’est peut-être moi qui fabule, tout compte fait. » Mais, ma petite voix intérieure, me pousse à investiguer un peu plus, et là, tout à coup, je vois son visage sur la recherche « Google images », mais avec un autre nom et écrit en petit « SCAM Tinder », c’est-à-dire: « ARNAQUE Tinder ».

Je me dis: « bordel, j’en étais sûre, pourquoi je ne suis pas tombée là-dessus, lors de ma première recherche??!! »

Les mêmes photos, la même histoire, d’autres noms, d’autres histoires, partout dans le monde !!!

Chapitre 3

Voici le lien de l’image, qui m’a permise d’accéder au forum et d’avoir la confirmation que c’était bien un fake.

J’apprends en consultant les témoignages sur ce site, que l’étape d’après, aurait été de me demander de l’argent, prétextant qu’il y aurait plus de dégâts que prévus. Certaines ont donné leur code Netflix, elles ont vu que les connexions se faisaient depuis le Niger. Ce qui est plus que probable, puisque mon mail a ensuite été envahit de messages type phishing, faisant souvent allusion au Niger. Je te rappelle quand même que sur Tinder j’avais sélectionné un rayon de 30 km maximum !!! Dans la foulée, je me rends compte aussi, que l’adresse mail utilisée par l’entreprise de réparation avait en réalité deux lettres inversées, que je n’ai pas vu, puisqu’avec mon problème aux yeux, je n’ai même pas lu l’adresse. C’était d’ailleurs, une astuce que je connaissais et que je n’ai pas pensé à vérifier.

En définitif, Les nombreuses photos ont toutes été volées à un brésilien, que j’ai retrouvé sur Instagram: Ronier Oliveira. Son image est utilisée pour arnaquer des femmes partout dans le monde. Ils font des montages de sons sur ses vidéos pour que votre nom y figure!! J’y ai, d’ailleurs, retrouvé la vidéo originale, du jour du départ.

Avec le recul, je pense que le fait de donner ses codes pour le versement, doit mener pas mal de femmes gourmandes et moins scrupuleuses que moi, à se faire un petit virement au passage. Tu arrives d’ailleurs sur une page d’accueil, où tu vois sa jolie fortune, ou l’écran de fumé pour te le faire croire plutôt. Tous bénéf, pour eux, pour récupérer les données bancaires!!

Août 2021,

le jour même, je me rends au commissariat pour déposer plainte. Grande première pour moi. Et là, surprise! – ça les emmerde franchement de prendre ma plainte, bien que le policier que j’avais eu au téléphone, m’ait conseillé d’aller le faire. J’insiste! En vrai, je crains qu’on puisse remonter à mon adresse IP, et m’accuser d’être impliquée dans un réseau de magouilles et blanchiment d’argent. En réalité, pas de problème puisqu’à aucun moment, je n’ai fait part de mes coordonnées bancaires. Ils veulent faire une main courante, mais non, moi je veux porter plainte contre x ! C’est vraiment fou, parce qu’on vous laisse clairement entendre qu’internet est un monde d’impunité totale: « ils sont sûrement dans un pays africain, où il n’y a pas d’accords pour les juger… ».

– Ouais ok, mais moi je viens porter plainte, pour que l’histoire soit connue et protéger les autres femmes. Combien de fois, j’entends des histoires, où des catastrophes auraient pu être évitées, si on avait simplement enregistré la plainte d’une personne??!

Conclusion

Au final, j’ai dénoncé l’arnaque sur Instagram, c’est là qu’une policière spécialisée dans la cybercriminalité, et qui se reconnaîtra, m’a donné l’adresse de ce site super intéressant. Probablement, la raison pour laquelle, je vous raconte toute cette histoire!!

Parce que moi, si méfiante, habituée à esquiver les phishings à 2 balles, je ne m’étais pas imaginée une seconde, que ces arnaques pouvaient avoir évoluées, à ce point, en terme de vidéo-montage, notamment, et donc de crédibilité.

Il s’agit du site de Prévention Suisse contre la criminalité: clique ici

photos en provenance du site sus-mentionné

Ce site regorge d’infos que tout le monde devrait avoir en tête, au jour d’aujourd’hui, étant donné l’impunité, qui reigne sur les réseaux. Ce qu’est le blanchiment d’argent notamment: accepter que de l’argent transit via votre compte bancaire, et que vous le versiez sur un autre compte, sans motif. Le type de profils, construits par les malfrats des arnaques aux sentiments, afin de mieux les reconnaître…

Le côté positif de cette histoire:

  • Il m’aura fallu cela pour intégrer définitivement cette leçon: Quand tu sens qu’il y a un truc qui cloche, c’est qu’il y a un truc qui cloche, peu importe ce qu’on te dit, pour te manipuler et te faire croire que tu ne fais pas assez confiance.

  • Je m’estime chanceuse, parce que mes expériences précédentes m’ont apprises à ne pas m’attacher à un homme que je ne côtoie pas en vrai, j’ai une pensée pour celles et ceux qui, en plus de se faire arnaquer, doivent se remettre d’une désillusion sentimentale.

  • L’alarme liée à l’argent, peu importe tes relations, le prétexte, même si tu as bon coeur, n’envoie pas d’argent! C’est une alarme claire dans ma tête, mais comme tu l’as vu, pour ma part, rendre service doit aussi avoir des limites, leçon apprise!!

  • Un autre point est la prise de conscience de l’impunité totale et de l’impuissance des forces de l’ordre sur internet.

écoute toujours cette petite voix, ton intuition quand quelque chose te paraît bizarre, tu n’as pas besoin d’aller dans le mur pour en être sûr. Fais-toi confiance

Protégeons-nous suffisamment les enfants sur internet, alors même que nous savons très bien que beaucoup de comportements inadéquats resterons impunis? Comment apprendre aux enfants à ne pas harceler les autres à l’école, puis sur internet, quand les parents, les adultes, se comportent de la même façon? Demandons-nous suffisamment de garanties aux personnes que nous laissons entrer dans notre vie sentimentale, via les sites de rencontres, ou même dans la vie courante? Sommes-nous suffisamment conscients que l’on peut utiliser, à notre insu, nos photos, nos infos, faire des montages vidéo, dans des intentions malsaines?


Face à toutes ces interrogations, aujourd’hui, la meilleure arme c’est l’information. En attendant, je l’espère bien, qu’un jour, internet devienne un monde plus sécure. Je t’invite donc à partager cet article, afin de sensibiliser d’avantage les personnes de ton entourage.

Si tu fais face, à ce genre de problématique, j’aimerais te dire: tu n’as pas à avoir honte!! Parles-en, peu importe ton âge. Si on ne te croit pas, parles-en à quelqu’un d’autre.

Amicalement,

Fanny